Frank Hervé
S'impliquer à l'intérieur de structures,
afin d'échanger et de faire évoluer des idées
Etre acteur en 2008, ce n'est pas simplement participer à une discussion sur un forum internet.
Etre acteur de nos jours, ce n'est pas non plus se satisfaire de prendre sa carte d'électeur et d'aller mettre son bulletin dans l'urne aux élections locales
ou prud'hommales.
Pour ma vision, être acteur c'est s'impliquer à l'intérieur de structures, afin d'échanger et de faire évoluer des idées.
Engagement abertzale
Militant Abertzaleen Batasuna, j'ai mis en action nos idées abertzale en me présentant lors des dernières élections cantonales, canton de Bidaxune, avec
Dominika Aguirrebarrena, au sein de la coalition EH Bai. Du pari difficile de dépasser les 5%, nous avons finalement dépassé les 8% avec un doublement de voix. Cela peut porter à sourire, mais
quiconque connaît notre canton pourra dire que c'est une belle évolution.
Délégué du personnel
Parallèlement, employé chez Castorama Angelu depuis l'an 2000 (déjà 8 ans...), j'ai vu notre enseigne (de notoriété mondiale), et n'en déplaise à certaines
personnes sur ce que je vais dire, décliner petit à petit, pour devenir ce qu'elle est devenue comme je peux l'entendre auprès d'amis, de familles et de clients, un magasin où l'on cherche le
personnel et où «je ne voudrais pas que mes petits enfants y travaillent vu les salaires».
C'est à force d'entendre cela (et d'autres choses) que je me suis également présenté aux élections pour être finalement élu délégué du personnel, sur une liste
CGT en 2007.
Etre en permanence à l'écoute de ses collègues, de ses clients, faire remonter les avis, les remarques et revendiquer plus, car nous travaillons plus (n'est ce
pas Nicolas...), voilà le travail de syndicaliste qui se greffe au jour le jour à celui de conseiller de vente.
Mais le combat est long et difficile, tant au niveau politique que syndical.
Pour en revenir à notre enseigne Castorama, beaucoup d'habitants d'Iparralde connaissent nos revendications, qui sont les mêmes que pour le reste de la grande
distribution.
Des profits astronomiques pour avoir quoi finalement dans la poche à la fin du mois ?...
Pour se défendre, la direction balance des chiffres sans queue ni tête, dans lesquels personne ne se reconnaît. Et même d'un membre de notre direction de dire
que pour gagner du pouvoir d'achat, les employés devraient plutôt aller faire leurs courses chez Lidl plutôt qu'à Carrefour, ou bien de demander une mutation à Pau, vu que les prix de
l'immobilier y sont inférieurs.
Vivre et travailler au pays... dignement !
Et c'est là que abertzale et syndicalisme se rejoignent avec l'expression «vivre et
travailler au pays», je rajouterais même dignement.
C'est pourquoi depuis peu je me suis rapproché de LAB, qui offre une vision plus «nationale» de la lutte sociale.
Il faut être à la hauteur des enjeux du moment, comme la paix sociale et la reconnaissance en Euskal Herri, LAB en sera un acteur important, à ma manière, moi
aussi !
Les conséquences de mon passage de la CGT à LAB sont pour moi avant tout, encore un engagement.
Apporter plus de visibilité à Euskal Herria
Du point de vue abertzale, «recouper» les idées politiques et sociales est inévitable
puisque tout est lié dans la vie contemporaine. Et puis intégrer un syndicat abertzale me permet d'être plus clair envers moi-même et d'apporter plus de visibilité à Euskal Herria, même au
travail.
Le plus difficile est de le faire accepter à ses collègues de travail, car même si mes collègues CGT de Castorama sont très ouverts, il n'en est pas toujours
de même avec certains membres de l'union locale de Baiona.
Le dialogue, l'ouverture, l'écoute et le respect de l'autre feront qu'un jour, peut-être, à Castorama, dans la grande distribution, dans les entreprises, en
Iparralde et en Euskal Herri, LAB sera définitivement l'acteur majeur.
Jeudi 31 juillet 2008
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Publié dans : Abertzale&Syndicaliste - Abertzalea&Sindikalista
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