DETAILS SUR LES CONFERENCES D'AMAIA MUÑOA A BAIONA : voir ci-dessous!
IKUS BEHEREAN AMAIA MUÑOAREN BAIONAKO HITZALDIEI BURUZKO XEHETASUNAK!
Irratietako Soinu deia!
Amaia Muñoa / Actuelle Trésorière du syndicat, en charge d’Iparralde à l’exécutif d’ELA et pressentie pour être Secrétaire Générale Adjointe d’ELA
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Quelques mots en guise de présentation...
Ça fait un peu plus de 10 ans que je suis permanente à ELA. C'est au sein de l'équipe de dévelopement de la formation continue que j’ai fait mes débuts, puis j’ai poursuivi dans la fédération
professionnelle des services privés, que j'ai représentée au Comité National. Après, j'ai été nommée par le Xè Congrès, en Décembre 2000, trésorière de la Confédération, et donc, membre du Comité
Éxécutif. C'est toujours ce que je fais aujourd'hui…
Que représente “la culture de l’analyse de la conjoncture” qui existe dans ELA ?
À travers ces analyses de conjoncture, ce que nous essayons de faire c'est de comprendre les dynamiques économiques et politiques principales ; les éléments qui expliquent ce que vit le pays. C'est
à partir de là que nous orientons notre pratique syndicale.
Mais cette analyse a comme point de départ les travailleurs et travailleuses d'Euskal Herria, car ce sont leurs intérêts que nous défendons. Cela veut dire que notre analyse se prétend objective
mais pas impartiale : dans la société basque nous ne défendons pas l’intérêt général, mais celui des classes populaires..
Il faut souligner aussi que ce que nous disons est plutôt le fruit de la pratique syndicale, sociale et politique, que de la théorie, et son élaboration suit un processus complexe et lent, où la
discussion, tant informelle que formelle, et à tous les niveaux, a une importance capitale. C'est peut-être lent comme processus, mais le résultat est une réflexion commune et un énorme consensus.
Pour notre organisation cela représente un point très important.
Quels sont les éléments importants à souligner dans la situation socio-économique du Pays Basque Sud ?
Notre analyse se base sur deux questions : le monde du travail et les politiques publiques.
Sur la première question, le constat est la dégradation des conditions de travail, résultat des politiques de précarisation promues par le patronat privé et public. C'est une dégradation "avant,
pendant et pour en finir", c'est à dire : des contrats de travail, des conditions de travail et leurs modifications et des licenciements. Ce fait est spécialement grave pour les jeunes, les femmes
et les personnes immigrées.
En ce qui concerne les politiques publiques des administrations basques en Hegoalde, on peut les résumer ainsi : la pression fiscale est basse et retombe surtout sur les salariés ; le niveau de
dépenses sociales est un des plus bas de l'Europe des 27, laissant beaucoup de besoins et de demandes sans réponse ; et néanmoins, les “Diputaciones” et les gouvernements des communautés de Navarre
et basque ont des excèdents budgétaires année après année !
Quel est le point de vue d’ELA sur la situation politique du Pays Basque Sud ?
Si nous regardons les Etats français et espagnol, selon nous il n'existe aucun doute sur le fait que les Etats ne vont pas reconnaître aujourd'hui le Pays Basque. En conséquence, les
propositions d'entente avec les Etats nous paraissent incompréhensibles d'un point de vue souverainiste.
Si nous regardons les statuts d'autonomie des communautés basque et de Navarre, notre conclusion définitive est qu'ils sont morts pour 2 raisons : ils ne sont pas respectés et ils ne peuvent jouer
sur un pied d’égalité.
Si nous regardons la stratégie du MLNB, nous considérons que la lutte armée est -entre autres choses- un obstacle pour le processus de libération nationale.
Si nous regardons la feuille de route du Lehendakari, nous constatons le manque d'alliances capables de mener à bout une confrontation réelle vis-à-vis de l'Etat.
Pour nous le processus souverainiste exige un compromis entre différents acteurs, un travail pluriel mais partagé. La militance existe; il y a une base sociale suffisante et l'expérience accumulée
compte aussi. ELA défend le besoin de rendre à la société son rôle, de la mettre au centre du processus. Et là, nous pensons à deux éléments clés :
* La lutte pour un modèle social plus juste et solidaire
* La participation active de la société autour d'objectifs nationaux
Dans ce sens, pour ELA, l'horizon du processus ne découlera pas d'accords adoptés par les élites de quelques forces politiques ou sociales, mais de l'articulation de différents processus sociaux
capables de générer l'adhésion des classes populaires.
Si nous voulons la souveraineté, cela est absolument prioritaire.
Pour en savoir plus sur le Pays Basque Sud et le Syndicat ELA :
Amaia Muñoa animera deux conférences les le vendredi 7 novembre à 19h00 (en français) et le samedi 8 novembre à 10h00 (en euskara) au local de la Fondation à
Bayonne.
Jeudi 30 octobre 2008
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30
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10:26
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Publié dans : Réflexion abertzale - Abertzale gogoetak
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