Du rapport Meadows demandé par le Club de Rome à nos jours,
40 années de critiques du PIB
Critiques : du Club de Rome à nos jours...
Cela fait quarante ans que des économistes, des philosophes, des ONG du monde entier cherchent à détrôner LE référent star de l'économie, le roi des
statistiques : le fameux PIB, ou produit intérieur brut.
Dès 1970 le rapport Meadows(1) (le fameux "Halte à la croissance" du Club de Rome(2)) remettait en cause cette
notion.
L'icône des temps modernes, le PIB, conçu pour évaluer la production d'une économie nationale reste le sacré symbole de la mesure du "progrès" des
sociétés. Mais le vent tourne. Avec la crise écologique aiguë, le hiatus criant entre croissance économique et bien-être, et l'explosion des inégalités, on redécouvre cette évidence : le PIB n'a
jamais été pensé comme un thermomètre de la qualité de la vie.
Ainsi, un consensus se dessine sur les limites du PIB, jusque chez les économistes et les statisticiens, résume Philippe Le Clézio, rapporteur de la
commission du Conseil économique et social.
Que reproche-t-on au PIB ?
De se contenter d'additionner les valeurs produites par les entreprises et les administrations. Et de
ne tenir aucun compte des activités non monétaires. Oublié, le "temps libre" ! Oublié, le travail domestique ou bénévole !
Loin d’être une boussole... le PIB nous aveugle !
D'autre part les dégâts sociaux et
environnementaux, eux, augmentent le PIB dès lors qu'ils permettent de produire des biens marchands ! La déforestation en Amazonie ? Rien de tel pour faire grimper le PIB brésilien car elle
permet une culture intensive du soja ou du maïs. Une marée noire ? Dépollueurs et assureurs se mettent au boulot...
Selon Joseph Stiglitz(3), le monde a pris les Etats-Unis pour modèle sur la base de leurs statistiques de croissance et de PIB par
habitant, alors qu'il s'agissait d'un pays en faillite sur presque tous les plans, économique, social, écologique et financier...
(Suite à la Partie 2)
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Halte_a_la_croissance_%3F
(2) www.manicore.com/documentation/club_rome.html
&
http://fr.wikipedia.org/wiki/Club_de_Rome
(3) économiste américain (Prix Nobel d’économie en 2001) fondateur et représentant des plus connus du «nouveau keynésianisme», très critique envers le
FMI et la Banque Mondiale.
Jeudi 2 juillet 2009
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Publié dans : Fiches Pratiques - Asteko Fitxa Lagungarriak
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