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    <title><![CDATA[Alda! : Enbata euskal astekari politkoan 50 aldiz urtean! Dans Enbata, hebdomadaire politique basque 50 fois par !]]></title>
    <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/</link>
    <description>&quot;Alternatiba bezala eskaini behar den eredu politiko, sozial eta ekonomikoari buruzko eztabaida eta gogoetak indartu&quot;

&quot;Alda veut renforcer le débat et la réflexion collective sur le modèle politique, social et économique à proposer comme alternative&quot; 
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        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Alda! : Enbata euskal astekari politkoan 50 aldiz urtean! Dans Enbata, hebdomadaire politique basque 50 fois par !]]></title>
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    <pubDate>Thu, 27 Oct 2011 02:59:56 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 27 Oct 2011 02:59:56 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.mrafundazioa-alda.org</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Leur crise, nos solutions (Interview Michel Husson 2/2)]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-leur-crise-nos-solutions-interview-michel-husson-2-2-86420663.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/65x100/0/48/57/45/2011/Husson.jpg" class="noAlign" alt="Husson.jpg" height="100" width="65">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Michel Husson,</strong> économiste, membre de la Fondation Copernic et du Conseil Scientifique d’ATTAC</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;<br>
    Ou comment y voir plus clair<br>
    en matière de dette publique, euro, démondialisation...&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background-color: #888888;"><strong>Crise sans fond, dette publique, euro, démondialisation... pour mieux
    comprendre ce qui est en train</strong></span> <span style="background-color: #888888;"><strong>de se jouer sous nos yeux, voici la 2è partie de l’interview de l’économiste altermondialiste
    Michel Husson, qui évoquera ces thèmes à Bayonne, le mardi 18 octobre à 20h30,&nbsp; à la Conférence organisée par la Fondation MRA et Bizi! </strong></span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment définissez-vous la crise qui a débuté en 2008 et qui persiste toujours ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette crise est évidemment une crise financière, mais c’est évidemment plus que cela. On pourrait dire que c’est la crise des solutions apportées à la crise
    précédente, celle du milieu des années 1970. Le capitalisme relativement régulé des «Trente glorieuses» a cédé la place à un capitalisme néo-libéral,&nbsp; fondé sur la baisse de la part des
    salaires, le surendettement, les privatisations, le chômage, etc.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il a réussi à rétablir le taux de profit, mais l’investissement n’a pas suivi, et ce sont les «rentiers» et la finance qui ont bénéficié de la compression
    salariale. C’est ce modèle qui est mis à bas par la crise actuelle qui révèle un élément de crise encore plus fondamental, à savoir le refus de ce pur capitalisme de répondre aux besoins sociaux
    qui ne seraient pas hyper-rentables. Le capitalisme a navigué sur une montagne d’endettement, et c’est autour de la crise de la dette que se manifeste l’impasse dans laquelle il se trouve
    aujourd’hui.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Une bonne partie des dettes a été transférée de la finance privée aux budgets publics et aujourd’hui les plans d’austérité visent à faire payer la facture de la
    crise à ceux qui en sont avant tout les victimes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Pouvez-vous nous décrire plus en détail ce que sont ces dettes ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">L’envol des dettes publiques a trois causes : l’effet mécanique de la récession, le coût du sauvetage des banques, mais aussi le fruit empoisonné des politiques
    menées depuis de longues années, et qui consistaient à baisser les impôts payés par les entreprises et les ménages les plus riches. Le passage brutal à l’austérité budgétaire enclenche un cercle
    vicieux : en coupant dans les dépenses, on ralentit l’activité économique, ce qui fait baisser les recettes, de telle sorte que le déficit n’est pas réduit.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il faut le dire clairement : ou bien on s’engage dans une longue période d’austérité nécessaire pour résorber peu à peu le poids de la dette au détriment des
    conditions d’existence de la majorité de la population. Ou bien on met tout à plat : dans la mesure où les dettes souveraines sont en grande partie détenues par les banques européennes, il faut
    les nationaliser et organiser le défaut des pays les plus exposés. Bref, il faut purger la finance plutôt que les modèles sociaux. On peut envisager différents scénarios intermédiaires, mais deux
    choses sont claires : au-delà des dispositifs techniques, il s’agit de choix politiques et sociaux ; et un certain nombre de pays, notamment la Grèce, ne pourront pas payer la dette.</span><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>On parle de sortie de l'euro en mettant en avant les avantages pour la croissance de certains pays</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>de la dévaluation compétitive... Comment comprendre ces solutions ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">La sortie de l’euro est présentée comme une solution miracle. Elle permettrait au pays concerné de dévaluer et de rétablir sa compétitivité. Cette proposition
    repose sur le constat que la construction européenne était viciée à la base, dans la mesure où elle ne prenait pas en compte les trajectoires divergentes des différents pays de la zone euro. La
    réponse cohérente serait de mettre en place des outils d’harmonisation : un budget européen important, une fiscalité sur le capital unifiée, des fonds d’harmonisation sociaux, un salaire minimum
    européen.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais cette perspective peut sembler hors de portée. La sortie de l’euro n’est pas pour autant une meilleure&nbsp; solution : ce serait mettre la charrue avant les
    bœufs et commettre une erreur stratégique. La dette serait en effet augmentée à proportion du taux de dévaluation et la nouvelle monnaie serait exposée sans défense aux attaques spéculatives. Ces
    pressions serviraient alors à justifier une politique d’austérité encore plus sévère. Le double préalable, c’est d’établir un rapport de forces favorable au monde du travail et d’annuler au moins
    une partie de la dette. La stratégie possible est donc faite de mesures unilatérales, en contradiction avec les règles du jeu de l’Europe néo-libérale, mais qui viserait l’extension des mesures
    progressistes à l’ensemble de l’Europe.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Le terme "démondialisation" est apparu sur la place publique... comme une réponse à cette situation de crise... Pouvez-vous nous aider à y voir plus clair :
    qu'est que la démondialisation et quels sont les débats en cours entre démondialisation / altermondialisme ?</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les partisans de la «démondialisation» font du libre-échangisme la source de tous nos maux, et proposent pour l’essentiel un protectionnisme fiscal, autrement dit
    des taxes sur les importations. Tous ne préconisent pas la sortie de l’euro, mais la préoccupation est la même : il faut rétablir la compétitivité. On ne voit pas très bien en quoi une telle
    mesure pourrait, comme par enchantement, rétablir une répartition des revenus plus justes : ce n’est pas un impôt aux frontières qui conduira les rentiers à renoncer à leurs avantages. De plus,
    la compétitivité dépend de bien d’autres facteurs que le prix des marchandises. Mais surtout, ce serait entrer dans une logique doublement perverse.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Celle de la concurrence d’abord : un pays ne peut améliorer sa situation grâce à une meilleure compétitivité qu’en prenant des parts de marché (et donc des emplois)
    aux pays voisins.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ensuite celle du productivisme qui ne voit d’autre moyen de créer des emplois qu’en faisant plus de croissance.</span><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Quelle transition nécessaire devra être mise en place entre le modèle économique dominant, et celui qui s'imagine et s'expérimente ici et
    là?&nbsp;</strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il faut bien comprendre que la situation est bloquée : le modèle néo-libéral ne peut plus fonctionner, et le retour au capitalisme des «Trente glorieuses» est
    impossible. Une sortie progressiste passe par une remise en cause radicale du système : la répartition des richesses est le point d’application immédiat, mais doit s’inscrire dans une inversion
    totale de la logique capitaliste. Il faut mettre la satisfaction des besoins sociaux au poste de commande et en déduire les emplois utiles nécessaires, privilégier les services publics
    non-marchands et le temps libre sur la recherche de la rentabilité et la consommation individuelle. Ce sont en outre les conditions minimales si l’on veut atteindre les objectifs de réduction
    d’émissions de gaz à effet de serre. Mais comme un tel projet remet en cause la logique même du capitalisme, une très large alliance est nécessaire, entre les mouvements sociaux définis au sens
    large.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">La réalité sociale est finalement simple à résumer : grâce à la déréglementation, à la financiarisation, etc. une minorité étroite s’accapare les richesses
    produites, comme le montre la montée des inégalités.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais cela va plus loin : cette minorité organise l’économie et la société en fonction de ses intérêts, et elle dispose du pouvoir de décider des priorités sociales,
    en dépossédant les peuples de tout droit de regard sur leur destin.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il est donc hors de question qu’elle renonce à ces privilèges sans une puissante intervention sociale qui doit combiner un point de vue global et les initiatives
    locales ou sectorielles.</span><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">00a0c786ce3e2fc0b92735cf51942e5e</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-leur-crise-nos-solutions-interview-michel-husson-2-2-86420663-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le capitalisme à bout de souffle (Interview Michel Husson 1/2)]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-le-capitalisme-a-bout-de-souffle-86418746.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/65x100/0/48/57/45/2011/Husson.jpg" class="noAlign" alt="Husson.jpg" height="100" width="65">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Michel Husson,</strong> économiste, membre de la Fondation Copernic et du Conseil Scientifique d’ATTAC</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Pour en sortir, il faut rassembler tous les secteurs de la société</span></strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">dont les conditions de vie sont mises à mal par les politiques capitalistes</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #c0c0c0; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">L’économiste altermondialiste,</span> <span style=
    "font-family: verdana,geneva;">Michel Husson, invité par&nbsp;</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">la Fondation MRA et Bizi!, donnera&nbsp;</span> <span style=
    "font-family: verdana,geneva;">le mardi 18 octobre à 20h30,</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">une Conférence sur le thème</span> "<span style="font-family: verdana,geneva;">Leur
    crise, nos solutions”.&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #c0c0c0; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Alda! publie la première partie</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">de
    son&nbsp; interview portant sur les limites du capitalismes</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">et la sortie à mettre en place.  </span></strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Pour certains le capitalisme</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">n'est que la propriété
    privée</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">des moyens de production.</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">Le combat à mener est plus contre</span> <span style=
    "font-family: verdana,geneva;">le néo-libéralisme (“<em>le laisser faire, laisser passer</em>”) ou le productivisme (“<em>la course au toujours plus déconnectée des besoins de la société</em>”).
    Comment considérez-vous ces différents éléments?</span></strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le capitalisme repose effectivement sur la propriété des moyens de production. Mais cette définition n’est pas seulement juridique :
    elle implique que les choix d’investissement sont faits par des entités privées - les entreprises - en fonction de critères qui ne sont pas la recherche du bien-être maximal pour l’ensemble de la
    société.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le capitalisme doit répondre à des besoins, sinon il ne pourrait écouler ses marchandises produites, mais il faut que la satisfaction
    de ces besoins soit rentable.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Autrement dit, le capitalisme dépossède la société de la maîtrise sur ses priorités.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Cette appropriation privée donne ainsi aux capitalistes un très grand pouvoir sur la trajectoire de la société. Elle a pour corollaire
    la concurrence entre capitaux qui est à la base du dynamisme du capitalisme mais le conduit à une sorte de fuite en avant : pour se reproduire, le capital doit s’accumuler, et cela ne peut se
    faire qu’à la condition d’une croissance sans fin du volume de production. Des taux de croissance élevés sont la condition nécessaire au maintien d’une rentabilité élevée. Ces caractéristiques
    sont propres au capitalisme en général mais, dans sa forme néo-libérale que nous connaissons aujourd’hui, il les pousse à l’extrême et creuse l’écart entre les besoins sociaux et leur
    acceptabilité par le système.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Le capitalisme semble donc incompatible avec la justice sociale et la prise en compte des limites de la
    planète…</span></strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">En effet, à titre d’illustration prenons le cas des médicaments contre le Sida.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Du point de vue de l’industrie pharmaceutique, les dépenses de recherche engagées sont un capital qu’il faut rentabiliser. Comme le
    coût de production des molécules est ensuite relativement faible, il faut donc protéger par des brevets leur statut de marchandises, et les vendre à un prix qui assure la rentabilité du capital
    engagé. En revanche, l’efficacité sociale - visant à maximiser cette fois le nombre de personnes soignées - conduit à une autre logique économique : les dépenses de recherche sont financées sur
    fonds publics, et les médicaments sont distribués selon des tarifs adaptés au pouvoir d’achat des personnes concernées, y compris gratuitement. Le même raisonnement vaut dans de très nombreux
    domaines, comme la santé, le logement, l’agriculture. De manière générale, la marchandisation (privatisations, ouverture à la concurrence, etc.) autrement dit la soumission à la logique du
    profit, s’accompagne de l’éviction des personnes dépourvues de pouvoir d’achat suffisant et des producteurs incapables de s’adapter aux normes de rentabilité.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il en va de même pour les enjeux environnementaux. Pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, il
    faut combiner le développement des énergies propres, et un changement dans la nature et l’ampleur de la croissance.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Dans les deux cas, cela implique une moindre rentabilité, incompatible avec le capitalisme. Concevoir des biens de consommation
    durables est par exemple contradictoire avec le besoin d’une rotation du capital aussi élevée que possible. Une bonne partie des problèmes de l’humanité seraient résolue si le capitalisme
    acceptait de fonctionner avec une moindre rentabilité : mais c’est lui demander quelque chose qui va à l’encontre de sa nature profonde.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Comment peut-on sortir du capitalisme, bref supplanter le système actuel ?</span></strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il faut construire une large alliance, sur une base radicale. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, l’important est de
    comprendre à la fois la nécessité d’une telle orientation, et les obstacles auxquelles elles peuvent se heurter. Le modèle néo-libéral est en crise mais les dominants n’ont pas de solution de
    rechange que le retour à tout prix au business as usual. Et revenir à un capitalisme régulé, semblable à celui de la période précédente, dite des « Trente glorieuses » est hors de
    portée.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il n’y a donc pas de possibilité d’infléchir graduellement le cours du capitalisme, parce que c’est un système qui a une cohérence
    certes instable, mais que l’on ne peut modifier par petites touches. La moindre revendication progressiste remet presque immédiatement en cause des intérêts sociaux puissants qui n’ont aucune
    raison d’abandonner leurs privilèges. En deçà d’un degré de radicalisme élevé, il n’y a aucune chance de faire bouger les lignes. C’est d’ailleurs pourquoi les partis de type social-démocrate en
    Europe (ou aussi aux Etats-Unis avec Obama) ne sont pas porteurs d’une réelle alternative.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Pour atteindre le degré requis de radicalisme et modifier le rapport de forces, il faut donc une alliance large qui rassemble tous les
    secteurs de la société dont les conditions de vie sont mises à mal par les politiques capitalistes. Ils constituent une majorité, et c’est aujourd’hui le point faible du capitalisme : il a perdu
    toute légitimité sociale. Cela implique notamment de faire converger les projets et les luttes globales et locales, et de coordonner les résistances et les mobilisations, notamment au niveau
    européen.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Quelles seraient les grandes lignes d'une forme de vie post-capitaliste ?</span></strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le projet d’une société post-capitaliste est contenu en creux dans toutes les aspirations sociales piétinées par le capitalisme et que
    l’on pourrait résumer par la common decency de Georges Orwell qui revient à affirmer un certain nombre de droits : droit à une existence décente, à un emploi décent, à un logement décent, à la
    santé, à l’éducation, et finalement à la dignité.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Un tel projet peut paraître utopique, mais il est pourtant tout-à-fait réalisable, en tout cas dans des sociétés opulentes comme celles
    d’Europe. Il ne s’agit donc pas d’économie, mais de la capacité des sociétés à reprendre le contrôle sur leur destinée, par la mise en place d’une véritable «démocratie sociale» qui se substitue
    à la dictature des marchés, ce qui passe par une remise en cause de la propriété privée des moyens de production.&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">On ne peut non plus s’en remettre aux outils marchands (éco-taxes ou permis d’émission) pour faire face au changement climatique : une
    planification écologique est nécessaire.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Au fond, la plupart des problèmes de l’humanité pourraient être mieux traités si le capitalisme acceptait de fonctionner avec une
    moindre rentabilité et une plus grande égalité dans la répartition de richesses. Mais de telles exigences vont manifestement à l’encontre de sa logique profonde.</span><br>
    <br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 15:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2e72933c5bdbd8b05f49c1464a97743f</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-le-capitalisme-a-bout-de-souffle-86418746-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[100 ans du Syndicat basque ELA / ELA Sindikatuaren 100. urteurrena]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-100-ans-du-syndicat-basque-ela-75961575.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Il y a 100 ans naissait ELA. Duela 100 urte ELA sortzen zen.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Un syndicat de classe, très combattif, partie prenante des Forum Sociaux Mondiaux, dénonçant un dialogue social qui favorise un patronat et des pouvoirs
    publics ultra-libéraux...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Les élections syndicales viennent de confirmer la position fortement majoritaire d'ELA dans la Communauté autonome basque avec 40 % des voix.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Des résultats étonnants pour un syndicat totalement à contre-courant de la pensée unique, de la quasi totalité de la presse quotidienne ou des partis
    politiques de gouvernement...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">QUEL AVENIR POUR UN SYNDICALISME DE CONTRE-POUVOIR ? Vidéo de 15 minutes en français</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><iframe src="http://www.youtube.com/embed/8DjzRuLYQcQ" width="425" frameborder="0" height="349"></iframe></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <strong>ZER GERO KONTRABOTERE SINDIKATU BATENTZAT? Euskarazko bideo bat 15 minutakoa</strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/2yOiHlgxSZs" width="425" frameborder="0" height="349"></iframe>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Numéro spécial de l'hebdomadaire ALDA! sur les 100 ans du syndicat ELA / ELAren 100. urteurrenari buruzko Alda! berezia :&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    <em>Cliquez sur l'image ci-dessous</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>pour obtenir le format PDF de l'Alda! spécial de 12 pages</em>
  </p>
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    <em>-</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>Klika behereko irudian,<br>
    12 orriko Alda! bereziaren eskuratzeko PDF formatuan<br></em>
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/48/57/45/Alda-Berezia-2011-06-11-.pdf" target="_blank"><img src="http://img.over-blog.com/203x300/0/48/57/45/2011/Alda-Berezia-2011-06-11-_01.jpg"
    class="CtreTexte" alt="Alda-Berezia-2011-06-11-_01.jpg" width="203" height="300"></a>
  </p>
  <p>
    <strong><br></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Jun 2011 11:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f15798f5ab2cff8e444fd087d1637889</guid>
                <category>Abertzale&amp;Syndicaliste - Abertzalea&amp;Sindikalista</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-100-ans-du-syndicat-basque-ela-75961575-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Datorkigunea]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-datorkigunea-73627212.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp; <img src="http://img.over-blog.com/100x89/0/48/57/45/2011/Amaia-Nausia-Pimoulier.JPG" class="noAlign" alt="Amaia Nausia Pimoulier" height="89"
    width="100"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Amaia Nausia Pimoulier,</strong> Eusko Ikaskuntzako Gazteria Departamendua, Datorkigunearen koordinatzailea</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Euskal Herriko gazteak elkartzeko</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="font-size: 14pt;">datorkigunari begira dagoen topagunea</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="background-color: #c0c0c0;">De septembre 2010 à juin 2011, 40 jeunes des sept provinces du Pays Basque participent
    à Datorkigunea, l’espace de rencontre physique et virutelle créé par Eusko Ikaskuntza, la Société d’Etudes Basque, afin d’encourager le débat et la réflexion sur les défis de la société actuelle,
    et de définir les actions et propositions apportant des solutions. Voici l’ interview d’Amaia Nausia Pimoulier (animatrice de Datorkigunea) et les témoignages de 2 représentants d’Iparralde, qui
    ont participé à cette 1ère édition. Attention, les inscriptions pour la 2è édition s’achèvent le 15 mai 2011 !</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Zer da xuxen “Datorkigunea”?</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Datorkigunea hitz jokoa da, bi hitzen baturaz sortutakoa. Alde batetik gune bat da, gazteak elkartzeko topagune bat baita.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Bestetik, datorkigunari begira dagoen proiektua da. Hortik Datorkigunea.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Datorkigunea euskal gizarteari zuzendua dagoen proiektua da. Euskal gizartearentzat onuragarria izan daitekeen bilgunea bilakatzea du
    xede, gure gazteriarentzat euren ideiak eta iritziak plazaratzeko</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">bilgunea izanik.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">7 lurraldeetako 40 gazte biltzen ditu fisikoki Datorkiguneak hilabetean behin mugikorrak diren bileretan gaurkotasun gaiei buruz
    eztabaidatzeko. Baina bilgune fisikoa izateaz gain, birtuala da ere.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Horretarako, Gazteria Departamentuak web gune bat sortu du gazteentzat intranet batekin haien arteko elkarlana bul-tzatzeko.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;Ikasturte bakoitzean bi gai lantzen dituzte Datorkigunekideek eta helburua da gai bakoitzaren amaieran txosten bat sortzea,
    diagnosi eta proposamenekin. Diagnosi hori lantzeko gazteei bilera bakoitzaren aurretik bibliografia helarazten zaie eta bileretara adituak ekartzen ditugu ere.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>“Datorkigunea 2010-2011 a permis à 40 jeunes</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>des 7 provinces, de réfléchir et d’agir</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>sur la participation des jeunes dans la société”</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Nondik dator?</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">2009ko amaieran Eusko Ikaskuntzako Gazteria Departamentuak bi proiektu jarri zituen martxan. Eusko Ikaskuntzaren XVII.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Kongresuko Gazte Foroa, non hainbat unibertsitateetako 300 gaztek parte hartu zuten, eta Gizpuzkoako Foru Aldundiarekin lankidetzan
    antolaturiko Parte hartuz erabakitzen duzu. Bilkura horretan 80 gazte inguruk parte hartu zuten eta oso era positiboan baloratu zuten ekitaldia.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Ekimen horiek eta beraietan parte hartu zutenek egindako balorazioak kontuan harturik, Eusko Ikaskuntzako Gazteria Departamentuak
    planteatzen zuen une estrategikoa zela abiarazitako lan eta dinamikari jarraipena emateko.<br>
    Horregatik, 2010eko hasieran proiektuaren diseinuari ekin genion. Hortik jaio zen Datorkigunea, gure etorkizunaren gunea</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Zertako?</strong><br>
    Gazteek badute asko esateko, baina gehienetan ez dakite non edo nola bideratu esateko duten guzti hori. Eusko Ikaskuntzako Gazteria Departamentutik gizartean gazteriaren partaidetza indartzea
    funtsezkoa deritzogu, gazteriaren premia, interes eta proposamenak bideratu eta beraiei erantzuna<br>
    emateko gai izan gaitezen, etorkizuneko erronkei aurrea hartuz.<br>
    Horregatik, zalantzaz betetako etorkizun bati ezinbestean aurre egin behar dioten guztiekin eta guztientzat elkarrekin topo egiteko gune bat sortu dugu, etorkizun hori prestatzen joateko
    asmoz.<br>
    Finean, gazteek sortuko dute euren etorkizuna eta berrikuntza bide berriak lantzea komeni zaie.<br>
    Bestalde oso aukera polita zen lurralde eta diziplina ezberdinetako gazteak elkartzeko eta Datorkigunera hurbiltzen diren aditu eta gazteen arteko zubiak eraikitzeko.<br>
    Azkenik, bilgune honen lan tresna euskara beti izan da, ondorioz gazteen artean euskararen erabilera indartu nahi dugu eta lan tresna baliagarria izan daitekeela plazaratu nahi diogu
    gizarteari.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>“Datorkigunea, est un lieu qui permet</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>aux jeunes de préparer l’avenir”</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Nork animatzen du “Datorkigunea”?</strong><br>
    Eusko Ikaskuntzak orain dela 3-4 urte sortu zuen Gazteria Departamentuak kudeatutako proiektua da hau. Bertan arduradun lanetan Ainara Iraeta ibili da eta ni koordinazio lanetan, bilerak
    dinamizatzen<br>
    eta gazteekin harreman zuzena edukiz. Bestalde Eli Suinagaren eta Leire Gaceoren lana ere ezinbestekoa izan da proiektua aurrera eramateko. Azkenik, hiru pertsonek osatutako Batzorde Zientifiko
    baten laguntza izan dugu adituak eta bibliografia aukeratzeko orduan.<br>
    Beraz talde lana funtsezkoa izan da proiektua aurrera eramateko.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Zein dira lehen edizioaren ondorioak?</strong><br>
    Lehenengo edizio honetan landu ditugun bi gaiak Gazteen parte-hartzea: bide berrien bila eta Gazteriak dituen arazo nagusien aurrean zer egin (etxebizitza eta langabezia)? izan dira. 18-30 urte
    bitarteko eta 7 lurraldeetako 40 gaztek parte hartu dute. Hauen artean historialariak, soziologoak, ingenieroak edo matematikariak.<br>
    Bigarren gaiaren ondoriorik ez dugu oraindik, izan ere ekainean ospatuko dugu azkeneko bilera. Baina lehenengo gaiaren ostean txosten bat argitaratu genuen gure ondorio eta proposamenekin galdera
    hauei erantzuna emanez: Zer da partehartzea? Nola parte hartzen dute gure gazteek? Zein aukera eta zein oztopo dituzte parte hartzeko? Gure web gunean Parte-Hartzearen memoria zintzilikatu dugu:
    <a href="http://eigazte.eusko-ikaskuntza.org/datorkigunea/" target="_blank">http://eigazte.eusko-ikaskuntza.org/datorkigunea/</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><br>
    <strong>Eta sorpresa onak?</strong><br>
    Zalantzarik gabe Datorkigunekideen jarrera parte-hartzailea. Gazteen irudia askotan gutxietsi da komunikabide eta gizartearen hainbat eremuetatik; konpromiso falta eta jarrera indibidualistak
    atxikitzen dizkigute.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Baina ez da hori gazte talde honek eman duen irudia. Gazte naizen heinean, Datorkiguneko koordinazio lanetan ibiltzea benetako ohorea
    izan da niretzat.<br>
    Gazte hauen lana, esfortzua eta konpromisoa eskertzekoak dira. Hori da azken finean Datorkigunea, gauzak aldatzeko nahia duten gazte talde baten bilgunea, eta hori izan da Eusko Ikaskuntzako
    Gazteria Departamentuaren helburua: gazteen irudi negatibo hori apurtu eta eredu berritzaile bat eskeini gizarteari. Gazte hauek egindako lanarekin oso pozik gaude.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Datorren urteetako desafioak zein dira?</strong><br>
    Gure lan honekin jarraitzea, gazteak erakartzea eta 2013ko Eusko Ikaskuntzako XVIII. Kongresuan egindako ibilbide guzti honi amaiera polit bat ematea.<br>
    Bestalde, oso garrantzitsua iruditzen zaigu egindako lana gizarteratzea. Hau da, gure lana ahalik eta gazte gehienei iristea. Horretarako bi urteetan behin jardunaldi batzuk egiteko asmoa dugu,
    gure ondorioak beste gazte, elkarte eta instituzioekin kontrastatzeko.<br>
    Datorkigunea 2011-2012 edizioarentzat izen emaitea maiatzaren 15an bururatzen da.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Iparraldeko irakurle gazteei ohar berezirik?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Iparraldeko gazteen lana funtsezkoa izan da Datorkigunean. Hegoaldetik askotan Iparraldeak dituen berezitasunak ahazten ditugu eta Ipar
    Euskal Herritik etorritako gazteek haien ikuspuntua eskaini digute gai bakoitzean.<br>
    Benetan aberasgarria izan da 7 lurraldeetako gazteentzat errealitate ezberdinak ezagutzea eta&nbsp;&nbsp; lurralde aniztasunetik abiatuz elkar lan sendo bat eraikitzea.<br>
    Hemendik deialdia Euskal Ipar gazteriari luzatu nahi diogu. Maiatzaren 15a arte daukate Datorkigunea 2011-2012n izen emateko gure web gunean.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Irailean hasiko da proiektua eta 10 bileretan zehar Gazteak eta baloreak gaur egungo gizartean eta Genero Sistemen arazoen gaiak
    landuko ditugu.<br>
    Partaideek bilera bakoitzera etortzeagatik ordainsari bat jasoko dute.<br>
    Beraz, 18-30 urte bitarteko gaztea bazara, euskalduna, beste lurralde eta diziplinetako gazteak ezagutu nahi badituzu eta gaurkotasunezko gaiei buruz gazte ikuspuntu batetik eztabaidatu, izen
    eman ezazu gure proiektuan: <a href="http://eigazte.eusko-ikaskuntza.org/datorkigunea" target="_blank">http://eigazte.eusko-ikaskuntza.org/datorkigunea</a><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>2 LEKUKOTASUN:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x96/0/48/57/45/2011/Juhane-Dascon.JPG" class="noAlign" alt="Juhane Dascon" height="96" width=
    "100"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Juhane Dascon</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">2010 eta 2011-ean, Datorkigunea ekimenean parte hartzeko suertea ukan dut. Konkretuki, Eusko Ikaskuntzaren ekimen horrek
    elgarretaratzeko aukera ematen die Euskal Herriko 40 gazteeri hilabete guziz (aldi guziz probintzia desberdin batean), eta hausnarketa baten eramateko parada ona da.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Ikertu dugun lehen gaia izan da: Gazteak eta parte hartzea. Zer da parte hartzea ? Zertan gazteek parte hartzen dute ? Zein dira parte
    hartzearen zailtasunak ? Nola lagundu parte hartzea ?...Bilkura bakoitzean gure hausnarketak aberasturik izan dira lekukotasun edo konferentzia batzueri esker. Bukaeran, gure hausnarketa
    ondioroztatu dugu aurkeztuz : Euskal Herriko gazteriaren parte hartzea bultzatzeko ekintza proposamena.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>“Hats berri bat nere pentsaketetan”</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Pertsonalki atzeman dut esperientzia horretan hats berri bat nere pentsaketetan eta aukera baikor bat gizalegez, kurutzatu baititut
    horrelako toki batean Euskal Herri guziko gazteak, beraiekin eztabaidatuz gure munduaren geroaz eta kezka handietaz. Biziki aberatsa izan da. Gainera harreman guziak euskaraz eginak izan dira eta
    horrek ere lagundu nau nere euskararen hobetzeko bidean.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Kolore berezi bat badu, munduko gaietaz mintzatzea euskaraz eta uharte desberdinetik heltzen diren gazteekilan. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Iparraldeko eta hegoaldeko gazteek elgarrekin “egin, pentsatu eta osatu”</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Horrelako toki guti bada. Datorkigunea aukera bat da Euskal Herriko gazteentzat eta bereziki Iparraldeko gazteenzat, haien iritzia
    entzunarazteko. Politika mailan, ekonomia mailan, ingurumen mailan…gure gizarteak ideia berrien beharra badu eta gazteek hortan daukagu papel beharrezko bat. Horrelako topaketetan ere gira
    ohartzen Euskal Herri guziak badituela kezka berdinak: langabezia, etxebizitza, indibidualismoa, ingurumena, etabar.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Gure historia nahi badugu elgarrekin idatzi, atzo bezala bihar, Iparraldeko eta Hegoaldeko gazteek behar dute elgarretaratu eta
    elgarrekin “egin, pentsatu eta osatu”.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Iparraldeko gazteer gomita!</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Bihotzetik espero dut heldu den urtean Datokigunearen bigarren urratsa emana izanen dela eta Iparraldeko gazte anitz hurbilduko dela
    egitasmo horretara.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/40x100/0/48/57/45/2011/Argitxu-Camus-Etchecopar.JPG" class="noAlign" alt="Argitxu Camus-Etchécopar"
    height="100" width="40"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Argitxu Camus-Etchécopar</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Datorkigunearen berri ukan nuen proiektu hortan izena jadanik emana zuen lagun batenganik. Ideia biziki polita zela iduritu zitzaidan
    eta proiektuaz informazio gehiago&nbsp; bildu eta, ene izenaren emaitea erabaki nuen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Gazteen iritzia</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Hiru pundu nagusiek animatu ninduten proiektu hortan parte hartzen. Lehenik gazteer haien iritzia galdegina izanen zitzaiela eta hitza
    emana izanen zitzaielako ideiak berehala erakarri ninduen.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Gazteen parte hartzea</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Horrez gain, jorratuak izanen ziren gaiek ere interesatzen ninduten: gazteen parte hartzea euskal gizartean zoin izan daitekeen eta
    gazteak bortizki hunkitzen dituen miner (etxe bizitza, langabezia) aterabide zonbaiten xekatzea zuen helburu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Euskal Herri osoko esperientziak &nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Azkenik, nahiz eta Euskal Herriko eta Euskal Herritik kanpoko gazteek&nbsp; erronka berdiner aurre egin behar diegun, hurbilagotik
    soeginez ñabardurak ainitzak dira. Ondorioz, Euskal Herri osoko ordezkariak bilera horietara hurbilduz, kuriosa nintzen ikustea Euskal Herriko beste xokoetako gazteek nola bizi zituzten erronka
    horiek. Trukaketa biziki aberatsa izan da azken hilabete hauetan bizitu duguna. Proiektu eder hortan parte hartu duten pertsona guziak bezala, ene ekarpena ekarri dut, ene experientzia pertsonala
    eta iritzi xumea beste kideekin partekatuz. Gauza berri ainitz ikasi dut, hala nola hegoaldeko gizarte edo ekonomiaz, hango gazteen esku diren tresnak adibidez ez baitira etsit guk ditugunak
    (etxebizitza baten bilatzerakoan adibidez). Erran behar da ere Eusko Ikaskuntzako antolazale eta animatzaileek ontsa pentsatu dutela bilera horien hariari. Garatukogenituen gaier loturiko
    bibliografia bat prestatuazuten, lehen ausnarketa pertsonala bat egin genezan bilerara jin baino lehen.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Gero, bilera egunean bertan, gai berezi horietan berezituak ziren adituak gomitatuak ziren.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Ordezkarien artean bilduko ginelarik tresnabaliagarriak ekarriko zizkigutenak. Ondorio positiboa ateratzen dut bilera horietarik.
    Bistan dena, orai ikusi beharko da hortik aterako diren punduak entzunak izanen diren...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Iparraldeko gazteer gomita!</strong> &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Iparraldeko gazteak gomitatzen ditut Datorkigunean&nbsp; parte hartzera. Lehen lehenik aberastasun bat baita Euskal Herri osoko beste
    pertsonekin biltzea, trukatzea eta hori guzia euskaraz (ez baitira, maleruski, horrelako aukerak milaka)! Bigarrenik behar baititu Iparraldeak ere bere ordezkariak igorri, bere berezitasunak hor
    ager arazi. Azkenik, lagun berrien egiteko.</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 May 2011 16:39:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">33337ef09f0c9698b8cb40fc7fa4941e</guid>
                <category>Mouvement de jeunes thématique-Tokiko mugimenduak</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-datorkigunea-73627212-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Changer de Cap!]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-changer-de-cap-71718610.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/57/45/2011/150px-Paul_Arie-Cs.jpg" class="noAlign" alt="150px-Paul Arie¦Çs" height="188" width="150">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Paul Aries,</strong> Directeur de la rédaction du Sarkophage et un des théoriciens de la Décroissance</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Paul Ariès, directeur du Sarkophage (journal d’analyse politique</span> <span style=
    "font-family: verdana,geneva;">des gauches antiproductivistes), répond aux questions d’Alda!</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">avant la visio-conférence “Changer</span>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">de cap” qu’il animera le mardi 19 avril à 20h30 au local de la Fondation Manu Robles-Arangiz à Bayonne. </span></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">“Nous vivons une véritable crise&nbsp; systémique (écologique, économique sociale, politique, humaine, etc). Ce qui fait lien, c’est le fait que nous
    avons perdu la capacité à nous donner des limites. Un individu incapable de se donner des limites va nécessairement les chercher dans le réel : conduites à risque, toxicomanie, suicides, etc. Une
    société incapable de se donner des limites va aussi les chercher dans le réel : épuisement des ressources, réchauffement planétaire, explosion obscène des inégalités. La grande question pour le
    21e est donc de renouer avec cette capacité à se donner des limites, ce qui suppose d’en finir avec l’économisme (cette idée que «plus serait forcément égal à mieux») de droite ou de gauche.
    (...)</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Ce monde de la marchandise, cet univers capitaliste, ne font plus société. La déliaison domine partout. Mon inquiétude est donc tout autant
    anthropologique que sociale ou écologique. Il ne faut pas seulement se demander quelle Terre nous léguerons à nos enfants mais quels enfants nous lèguerons à la planète.(...)</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le grand enjeu est donc de remettre la «fabrique de l’humain» au cœur des réflexions et actions et pour cela d’admettre que la décroissance économique
    des riches est la condition d’une croissance en humanité de tous.(...)</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Mots-obus et mots chantiers</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous ne pouvons donc plus refouler la grande question historique qui est celle du partage. Puisque le gâteau mondial (PIB) ne peut plus grossir, nous
    devons changer sa recette (qu’est-ce qu’on produit ? comment ? pour qui ?) afin de pouvoir le partager. L’époque est donc bien au retour des partageux.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le moment est donc venu pour moi de lier nos mots-obus (décroissance, anticapitalisme, antiproductivisme) à des mots chantiers: le ralentissement contre
    le culte de la vitesse, la relocalisation contre le mondialisme, la coopération contre l’esprit de concurrence, le choix d’une vie simple contre le mythe de l’abondance, la gratuité contre la
    marchandisation.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">La décroissance</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La décroissance est un mot-obus qui sert à décoloniser notre imaginaire.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La décroissance ce n’est certainement pas de faire la même chose en moins, ce n’est donc pas une incitation à se serrer&nbsp; la ceinture, un peu,
    beaucoup, passionnément, etc. Je sais bien que cette tentation existe au sein de certains membres de la décroissance mais qu’on ne compte pas sur moi pour être un relais du MEDEF ou du FMI (DSK).
    La bonne façon de différencier un décroissant de droite et un objecteur de croissance de gauche est simple. Le premier croit que le système va s’effondrer de lui-même en raison notamment d’une
    panne sèche, le second pense, au contraire, que le productivisme n’a pas fini de nous pourrir la vie et de détruire la planète (gaz de schiste par exemple).</span><br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Gratuité du bon usage</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Un autre critère est celui de la gratuité et du revenu minimum inconditionnel. Tous les OC sont partisans d’un revenu maximum autorisé, mais ils se
    divisent ensuite sur la nécessité de donner à chacun de quoi vivre sans contrepartie. Je suis tout autant pour la décroissance économique que pour la gratuité du bon usage. L’un ne peut aller
    selon moi sans l’autre, sauf à rester prisonnier de l’économisme. Le «toujours moins» est simplement l’autre face du «toujours plus». C’est la raison pour laquelle j’ai lancé le mot d’ordre de
    grève générale de la consommation, autre façon de dire que je suis pour l’usager maître de ses usages, bref pour une société qui satisfasse d’abord démocratiquement les besoins sociaux
    fondamentaux. Je n’ai pas par ailleurs le fétichisme des mots, décroissance, objection de croissance, simplicité volontaire, sobriété joyeuse, convivialisme, «buen vivir» mexicain et bolivien,
    «sumak kawsay» en langue quinchua (indigènes amerindiens), tous ces termes cherchent une façon de dire que la voie vers la vie bonne (eudémonia) n’est pas dans le «toujours plus», donc pas dans
    le capitalisme intrinséquement productiviste, mais pas davantage dans un socialisme productiviste et autoritaire.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Relocalisation</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La relocalisation n’est pas d’abord selon moi un enjeu écologique ou économique.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">C’est avant selon moi une question politique, culturelle, anthropologique, bref humaine. Cette relocalisation ne peut aller sans transfert de
    compétences, sans invention d’un espace géo-politique capable de porter un projet antiproductiviste, sans respect et valorisation des cultures, des façons de faire et de sentir différentes.
    Redonner de la vie aux identités c’est tout sauf de s’enfermer dans des identités figées.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Ma conception du local est donc celle du «local sans les murs», c’est dire que le projet de société que je porte n’a rien de commun avec la xénophobie,
    l’enfermement sur soi.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">J’ai pu montrer lors de mes travaux sur l’alimentation mais aussi sur les sectes que l’ouverture à soi est la condition même de l’ouverture aux autres
    (et réciproquement).</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cette relocalisation a néanmoins un versant économique essentiel.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La globalisation économique a permis certes de réaliser des économies d’échelle mais grâce à une énergie bon marché, grâce à l’exploitation des peuples
    et des pays du Sud, grâce aussi à la casse des cultures populaires, régionales, nationales.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cette globalisation est un échec pour les peuples car elle ne profite qu’à une infime minorité.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La seule façon par exemple de nourrir 7 milliards d’humains n’est pas la fuite en avant dans les biotechnologies mais de développer une agriculture
    relocalisée, mais aussi resaisonnalisée, moins gourmande en eau,&nbsp; moins carnée, assurant la bio-diversité.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous devons changer la fiscalité pour pénaliser les déplacements de produits mais nous devons aussi créer des monnaies régionales (et pourquoi pas même
    fondantes).</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cette relocalisation imposera aussi de repenser des normes juridiques en fonction des lieux, afin de préserver par exemple la biodiversité des lieux de
    vie et empêcher ce processus immonde à la fois de standardisation (banlieues entrepôts) et de gentrification urbaines, avec des règles d’architectures différentes d’un lieu à l’autre. Je suis
    enfin convaincu que la seule chance d’en finir aujourd’hui avec le capitalisme c’est de réapprendre à lier socialisme et autochtonie, émancipation et cultures.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Ce n’est pas par hasard que le seul continent où le socialisme se conjugue encore au présent soit l’Amérique du Sud car la gauche a su y épouser les
    communautés indigènes. Le jour où la gauche retrouvera le chemin des cultures populaires, des cultures rurales, des cultures locales, elle aura déjà accompli un bout du chemin…qui conduit à la
    fois vers l’émancipation économique, sociale, politique, bref humaine.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Renchérissement du mésusage</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le grand combat aujourd’hui n’est plus de manifester pour le pouvoir d’achat mais de défendre et étendre la sphère de la gratuité. Tout ne peut être
    gratuit, donc il faut faire des choix. Veut-on la gratuité du stationnement pour les voitures, ou celle de l’eau vitale, de la restauration scolaire, des transports en commun, des services
    funéraires, etc. Je propose donc un nouveau paradigme : gratuité du bon usage face au renchérissement du mésusage.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Pourquoi paye-t-on l’eau, le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Ce qui vaut pour l’eau vaut pour l’ensemble des biens
    communs. Il n’y a pas de définition objective ou moraliste du bon usage et du mésusage, mais seulement une définition politique, c’est ce que les gens en feront. L’enjeu est double : donner du
    grain à moudre à la démocratie participative en n’oubliant jamais que la vraie démocratie, c’est toujours de postuler la compétence des incompétents, de rendre la parole à ceux qui en ont été
    privés, réapprendre à redevenir des usagers maîtres de nos usages, mais aussi combattre&nbsp; l’insécurité économique. La force du système est sa capacité à insécuriser les gens…ce qui fonde la
    possibilité d’un gouvernement par la peur et du renforcement répressif.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Sécuriser les personnes économiquement</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Si je suis partisan d’un revenu garanti couplé à un revenu maximal autorisé, c’est aussi parce que je fais le pari que des personnes sécurisées
    économiquement pourront développer les autres facettes de leur personnalité : nous ne sommes pas seulement des forçats du travail et de la consommation, mais aussi des citoyens, des artistes, des
    amants, etc.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous devons repoétiser nos existences, libérer un désir authentique.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Souvenons-nous de la place des poètes dans la Résistance ?</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">C’est pourquoi je suis aussi pour un retour de la morale en politique. Nous devons réapprendre à parler au cœur et aux tripes. Nous devons regarder
    davantage les «gens de peu» que les couches moyennes.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le slogan de la décroissance «moins de biens, plus de liens» exprime ce désir d’une décroissance économique et d’une croissance en humanité. L’une ne
    peut pas aller sans l’autre.”</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Apr 2011 14:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3b65672a71d94778957fcfe6dcedf521</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-changer-de-cap-71718610-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'expérience de la monnaie locale L'abeille"]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-l-experience-de-la-monnaie-locale-l-abeille-71719258.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x298/0/48/57/45/2011/lenoble.jpg" class="noAlign" alt="lenoble" height="298" width="300">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Françoise Lenoble,</strong> une des fondatrices et animatrices de l'Abeille, monnaie locale créée en janvier 2010 sur Villeneuve-sur-Lot. Un an
    plus tard, 44 entreprises, commerces et producteurs locaux utilisent l'Abeille, monnaie permettant de relocaliser et réorienter une partie de la production et de la consommation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="color: navy;">&nbsp;«&nbsp;</span></strong><strong><span style="color: navy;">AGIR pour le VIVANT</span><span style=
    "color: navy;">&nbsp;»,</span></strong> association loi 1901 a été créée en 2008 à Villeneuve sur Lot (47) par un groupe de personnes engagées depuis longtemps dans le domaine de l’écologie. Elle
    s’est donnée comme finalité la défense et la protection de la biodiversité dont l’humain est une des composantes. Conférences, projections-débats, sont régulièrement organisées pour informer le
    public sur les solutions à mettre en œuvre dans un objectif de résilience locale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous sommes à une époque où les dysfonctionnements de notre société sont révélés au grand jour par les moyens de communication à la portée de tous.
    Revoir nos choix de production, consommation, déplacements, s’impose à nous de par la fin des carburants fossiles bon marché et l’épuisement des ressources naturelles. Rapidement, notre groupe
    prend conscience que cela passera entre autres par la mise en place d’une monnaie locale complémentaire <strong><span style="color: navy;">(MLC)</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="color: navy;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Qu’est-ce qu’une monnaie complémentaire&nbsp;?</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Une MLC est une monnaie non soutenue par un gouvernement national et destinée à n’être échangée que dans une zone restreinte. Elle circule entre un
    groupe de personnes ayant un objectif commun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Les monnaies de ce type prennent de nombreuses formes, aussi bien matérielles que virtuelles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><span style="color: navy;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Pourquoi une nouvelle monnaie&nbsp;?</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Il nous apparaît inconcevable que la monnaie, moyen d’échange créé pour pallier les effets limités du troc, soit devenue objet de spéculation pour
    certains, rare pour beaucoup alors que nous croulons sous les productions de tous genres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La réflexion sur la monnaie engagée au sein de notre groupe en 2008 se poursuit en 2009. Et c’est ainsi que nous découvrons que de nombreuses MLC
    existent un peu partout dans le monde. Près de chez nous en Allemagne pas moins de trente sont en fonctionnement, d’autres en préparation. La plus importante, le Chiemgauer en Bavière, regroupe
    600 entreprises. En Angleterre, plusieurs villes en Transition comme Totnes, Stroud, Brixton, créent elles-aussi leur monnaie Par ailleurs, nous apprenons qu’en France la dernière qui connut un
    véritable succès fut celle de Lignières en Berry (1956) précédée de diverses monnaies pendant les années de crise qui suivirent la 1<sup>ère</sup> guerre mondiale, très souvent appelées monnaies
    de nécessité&nbsp;. Divers ouvrages, films, rencontres alimentent ainsi notre réflexion et nous permettent de comprendre l’intérêt de cet outil. Au printemps 2009, nous décidons de passer au
    stade de l’expérimentation en lançant l’Abeille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cette monnaie doit permettre de :</span>
  </p>
  <ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">redynamiser l’économie locale,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">favoriser une consommation responsable, éthique et écologique,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">Limiter les transports en favorisant les circuits courts,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">réduire l’empreinte écologique,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">éviter la spéculation et l’enrichissement personnel,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">recréer du lien social et de la solidarité,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">soutenir des projets locaux éthiques.</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="margin-left: 18pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Comment ça marche?</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Tous les acteurs s’engagent par adhésion à l’association, signature de la charte et, en plus pour les professionnels adhérents, par la signature d'une
    entente. Dès lors, les particuliers peuvent acheter des bons d'achat en <a title="Monnaie locale (page inexistante)" href=
    "http://fr.ekopedia.org/w/index.php?title=Monnaie_locale&amp;action=edit&amp;redlink=1"><span style="color: windowtext;">monnaie locale</span></a> (1€ = 1 unité de MLC). Ces bons de 1, 2, 5, 10
    et 20 Abeilles sont acceptés par les professionnels adhérents (producteurs, artisans, commerçants..). Les euros convertis en monnaie locale constituent un fonds de garantie placé dans une banque
    éthique (la NEF). Si besoin est, les professionnels (et eux seuls) peuvent demander la reconversion de leur éventuel surplus de MLC en euros. Une commission de 2%&nbsp; leur est demandée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous appuyant sur les travaux de Silvio Gesell et les expériences concluantes de la monnaie Chiemgauer (Bavière), Lignières en Berry, Wörgl (Autriche
    1932), nous avons opté pour le principe de la fonte (démurrage) afin de dynamiser les échanges. Tous les six mois, une vignette correspondant à 2% de la valeur faciale du coupon doit être apposée
    au verso.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">De 9 prestataires durant l’été 2009, nous sommes passés à 19 le jour du lancement officiel fin janvier 2010 et 44 actuellement. La diversité des
    services proposés permet à ceux qui le souhaitent d’utiliser fréquemment cette monnaie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Obstacles rencontrés</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Notre génération et la précédente n’ayant jamais entendu parler de monnaie locale et de surcroît&nbsp; «&nbsp;fondante&nbsp;», inutile de dire qu’aux
    yeux de certains nous passions pour de doux rêveurs, mais que d’autres ont vu d’emblée l’intérêt que cela pouvait représenter pour la communauté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Eveiller les consciences à un autre rapport à la monnaie, une autre utilisation, requiert patience et pédagogie. Nous essayons d’être présents sur le
    terrain le plus possible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">&nbsp;</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Conséquences</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Relayée par les médias dès janvier 2010, cette expérience a suscité curiosité, mais aussi intérêt. Depuis, d’autres groupes répartis sur le territoire
    national travaillent à l’élaboration de leur propre MLC.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">2011 verra naître plusieurs monnaies en France, la plupart s’appuyant sur le modèle de l’Abeille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Localement, les conséquences positives se font également sentir&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">*d’une part, nous avons maintenant la reconnaissance des élus locaux avec lesquels nous étudions le moyen d’utiliser la MLC pour le paiement de services
    municipaux,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">*d’autre part, des consommateurs s’approvisionnent auprès des entreprises du réseau, ce qu’ils ne faisaient pas auparavant,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">*certaines entreprises s’approvisionnent auprès de producteurs locaux et donc favorisent les circuits on ne peut plus courts,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em><span style="color: navy;">Conclusion</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Un an après le lancement officiel, si nous constatons que de nombreux citoyens ont pris connaissance de l’existence de l’Abeille et à travers elle du
    concept des MLC, il n’en demeure pas moins que, pour beaucoup, passer de la prise de conscience à l’action demandera encore du temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nos projets d’avenir sont&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">dynamiser le réseau en augmentant professionnels et consommateurs,</span>
    </li>
    <li style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva;">pouvoir utiliser une partie du fonds de garantie sous forme de prêts pour des projets locaux éthiques.</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Comment atteindre ces objectifs?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Ce n’est que grâce à un groupe engagé et disponible au sein de l’association que nous pourrons atteindre ces objectifs, voire par l’embauche d’une
    personne salariée complétant l’équipe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Apr 2011 13:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">78594eaeb1f32d204e6d601c030a786f</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-l-experience-de-la-monnaie-locale-l-abeille-71719258-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vers le post-capitalisme]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-vers-le-post-capitalisme-71716769.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://img.over-blog.com/300x199/0/48/57/45/2011/Gus-Massiah.jpeg" class="noAlign" alt="Gus Massiah" height="199" width="300"></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Gus Massiah,</strong> membre du Conseil International du Forum Social Mondial et du Conseil Scientifique d’Attac</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 14pt;">Sociales, géopolitiques, démocratiques et écologiques...</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 14pt;">ces 4 contradictions majeures du capitalisme</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 14pt;">sont prises en compte par l’altermondialisme</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #c0c0c0; font-family: verdana,geneva;"><strong>Gustave Massiah est économiste et un des acteurs majeurs de l’altermondialisme depuis&nbsp; de nombreuses années.
    Dans le livre «Une stratégie altermondialiste», qu’il vient de publier il interroge&nbsp; les deux questions stratégiques majeures posées au mouvement altermondialiste. Le rapport&nbsp; au
    pouvoir, et au politique, et, les bases sociales et les alliances de la transformation sociale, écologique, politique et culturelle.&nbsp; &nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #c0c0c0; font-family: verdana,geneva;"><strong>Il donnera une conférence le jeudi 28 avril à 20h30 à l’IUT Château- Neuf de Bayonne dans le cadre du Forum&nbsp; sur
    le Capitalisme organisé par Bizi! et la Fondation Manu Robles-Arangiz.&nbsp; Voici ses réflexions sur le capitalisme et les formes de vie post-capitaliste.</strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Le capitalisme</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le capitalisme est un rapport social différenciant le capital et le travail ! C’est le contrôle du capital (qui ne se limite pas à&nbsp; la propriété
    juridique) qui permet de se procurer les moyens de production (terres, usines, argent, etc.), de mettre au travail des gens, de leur payer des salaires et de pouvoir s’approprier le profit (la
    différence entre la valeur de ce qui est vendu et le travail qui a permis de le produire). C’est cela la logique systémique du capitalisme : c’est le rapport social de propriété et de contrôle du
    capital, soit par le privé, soit à travers l’Etat...</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Comme le mentionne l’historien Fernand Braudel, le système économique capitaliste naît au 12e/13e siècle et se généralise et se renforce à partir de
    1492. Cependant, le capitalisme se déploie par phases. De la crise de 1929 à 1980 il a connu une phase sociale / libérale,&nbsp; Keynesienne / Fordiste (avec l’intervention des Etats, un
    capitalisme industriel et l’organisation scientifique du travail) et depuis 1980 à nos jours, nous sommes dans une phase néo-libérale (du “laisser faire, laisser passer”) et de financiarisation.
    Avec la crise (immobilière puis boursière) de 2008/2009, tout le monde a reconnu les limites de la rationnalité de la logique du marché mondial des capitaux.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Mais cette crise n’est pas uniquement celle d’une phase du capitalisme. C’est le système économique capitaliste lui-même qui vit une crise qui a 4
    grandes dimensions et contradictions fondamentales reliées entres elles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>La crise sociale</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Il y a une crise entre les intérêts contradictoires des couches sociales, au sein de chacune des sociétés, et, au niveau mondial. C’est
    l’approfondissement des contradictions entre classes dominantes et couches populaires ! Que s’est-il passé dans la phase néolibérale qui a accentué ce rapport social ? En fait, la
    financiarisation a fait exploser les profits par rapport aux salaires tout en développant du chômage, la précarisation, etc. entraînant la ruine de régions et de pays. Au sein même de la classe
    possédante on a vu la naissance d’oligarchies (via des inégalités de revenus inimaginables).&nbsp; Ainsi, alors que Ford (loin d’être un gauchiste) disait dans les années 45&nbsp; que “la
    différence de revenus entre le patron et les ouvriers ne devait pas être&nbsp; supérieure de 1 à 40”... actuellement&nbsp; elle est de 1 à 200 voir 500! Ces oligarchies contrôlent des pays et
    l’économie mondiale à travers les paradis fiscaux et la concentration de richesse. Mais, les inégalités sociales sont tellement fortes qu’elles se traduisent par des révoltes et des remises en
    cause de la captation des richesses.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>La crise géopolique</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le néolibéralisme dans les années 80 s’est construit sur la remise en cause de la décolonisation (à travers le soutien à des régimes dictatoriaux, la
    crise de la dette, etc.) pour garantir son accès aux matières premières (via des guerres ou interventions militaires).</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La crise géopolitique actuelle est liée au fait qu’un certain nombre de pays émergents (décolonisés) conteste cette domination... et de fait
    concurrencent les pays occidentaux.&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>La crise idéologique</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">C’est la question de la démocratie et des libertés ! D’une part (en Tunisie, en Egypte et ailleurs) nous assistons à la manifestation du refus des
    inégalités sociales et à la montée de la revendication de liberté et de démocratie et d’indépendance. D’autre part (en Occident), on voit aussi la montée des idéologies sécuritaires et de la
    xénophobie qui permet de détourner les regards de la crise sociale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Les limites de la planète</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">C’est une dimension nouvelle. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité&nbsp; l’organisation monde rentre en contradiction avec les limites de
    la planète... La survie de l’espère humaine sur la planète est remise en cause : à travers le dérèglement du climat, la dégradation de la&nbsp; bio-diversité, l’épuisement des ressources
    naturelles, etc.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">On n’est pas seulement&nbsp; une crise du néoliberalisme mais face à une crise du capitalisme lui-même c’est à dire des formes de production
    productivistes (qui pensent que pour pour échapper à la crise il faut augmenter la production et et la productivité).</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Les limites écologiques montrent que cette voie se ferme. On se retrouve devant une crise du capitalisme : qui remet en cause les fondements même de ce
    rapport de production. C’est aussi une crise de la civilisation dominante, occidentale, et du fondement de sa conception de la modernité et du progrès basée sur une relation particulière entre
    l’espèce humaine et la Nature.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La logique anti-systémique</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Dans toute période historique il y a une logique systémique/dominante... et aussi une logique anti-systémique !&nbsp; De 1945 à 1980 le capitalisme
    industriel avait comme contre pouvoir le mouvement ouvrier et syndical. Actuellemenmt le mouvement anti-systémique c’est l’altermondialisme qui prend en compte des 4 contradictions (sociales,
    géopolitiques, démocratiques et écologiques) majeures du capitalisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Ce mouvement anti-systémique s’est construit dès le début du néolibéralisme à travers des luttes contre la dette, la faim, les interventions militaires,
    la Banque Mondiale, le FMI, etc. Ce mouvement altermondialiste est un mouvement historique qui comme tout mouvement historique prolonge et renouvelle les mouvements historiques précédents :
    mouvement ouvrier, de décolonistation, de libération, etc. Il met en avant une logique contradictoire avec le capitalisme : égalité des droits ou l’accès au droit pour tous au niveau mondial
    alors que le capitalisme consiste à&nbsp; réserver les richesses à une élite en re-distribuant une partie mais en contrôlant les richesses! Pour cela, il faut mettre en avant les droits civils et
    politiques, les droits économique, sociaux et culturels, le droit&nbsp; des peuples à l’autodétermination et l’égalité devant les droits écologiques et celui de la liberté de circulation des
    personnes (nouveaux droits se développant aujourd’hui).</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cela montre ce qui de nos jours s’oppose au capitalisme et la base à partir de laquelle on peut voir les sorties possibles de ce système
    économique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Trois évolutions possibles par rapport aux contradictions actuelles</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Nous sommes dans une sortie de crise qui est longue, car la sortie du capitalisme se passe à l ‘échelle de l’histoire !</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Les oligarchies financières qui dirigent&nbsp; actuellement veulent garder le pouvoir&nbsp; : comme ils n’ont plus de possibilité de sortie via plus de
    production, de productivité, de croissance... sans se heurter à d’autres limites,&nbsp; ils peuvent être tentés par des sorties conservatrices : guerre, remise en cause des libertés, de
    développement de la destabilisation générale comme on connaît dans certaines régions. Un des grands dangers, comme en 1929, c’est la sortie par le fascisme (régimes autoritaires,
    etc.).</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">On le voit en Europe via la remise en cause des libertés alors que le peuple demande des libertés et progrès social. C’est une voie possible... mais pas
    inéluctable!</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Voie de réforme interne et&nbsp; de modernisation du capitalisme. Tout comme en 1929 le New Deal a été imposé par Roosevelt et Keynes se traduisant par
    le social libéralisme entre 45-80. A l’intérieur du capitalisme et des couches populaires on veut arriver à une meilleure répartition entre salaires et profits (offrant des améliorations pour les
    couches populaires ). C’est la solution par une économie plus régulée et verte... par le Green New Deal ! On peut considérer qu’elle n’est pas suffisante (confrontée aux difficultés liées à la
    vraie re-distribution : elle se confrontera à la crise du capitalisme lui-même... et pas seulement à la crise du néo-libéralisme) !</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">De nouveau il y a une actualité de l’idée du dépassement du capitalisme, de sortie du capitalisme et d’autre mode d’organisation du monde et de chacune
    des sociétés ! La question qui se posera est de savoir comment refuser les guerres, les formes de fascisme, la réduction des libertés et les issues régressives... et en même temps ouvrir la
    discussion sur la sortie du capitalisme par rapport à sa modernisation ! C’est la question qui se pose à l’ensemble des couches populaires et du mouvement altermondialiste.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/57/45/2011/Tableau-.jpg" alt="Tableau-.jpg" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" height="500" width="494"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Développer, articuler et combiner différentes modalités pour inventer !</strong></span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">A une époque on pensait que la révolution consistait à inventer un modèle et à l’imposer par un parti d’avant&nbsp; garde. Ce n’est plus le cas. La
    vraie question s’est d’ inventer au fure et à mesure de nouvelles formes de dépassement du capitalisme.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Cela passe par :&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">1/ Des luttes et résistances qui permettent de développer de nouvelles propositions, car selon Deleuze, “Résister c’est créer!”</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">2/ L’élaboration intellectuelle ! Qu’elles soient populaires, paysannes, ouvrières ou universitaires... toutes les formes d’élaborations sont
    nécessaires !</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">3/ La bataille pour des politiques publiques permettant un meilleur accès au droit !</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">4/ Des pratiques alternatives : développées à travers l’économie sociale et alternative (les formes de vie en commun, les AMAP...). Tout ce qui est
    inventé pour voir comment on peut dès aujourd’hui commencer à construire des alternatives au capitalisme, même si ces formes ne seront complètes qu’à partir des ruptures avec la logique
    systémique !</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Apr 2011 14:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">33f13a3e4700c614b0b656ff0c66172d</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-vers-le-post-capitalisme-71716769-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Echo des Alternatives]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-echo-des-alternatives-71723821.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/84x100/0/48/57/45/2011/Alda-47---Maxime-Combes-Alter-Echo.JPG" class="noAlign" alt="Alda 47 - Maxime Combes Alter Echo" height="100" width="84"><img src=
    "http://img.over-blog.com/98x100/0/48/57/45/2011/SophieChapelle.jpg" class="noAlign" alt="SophieChapelle" height="100" width="98">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Maxime Combes</strong> (économiste, animateur de l’UCJS) et <strong>Sophie Chapelle</strong>
    (journaliste spécialisée sur les questions d’agriculture, de climat et d’habitat à Bastam)</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Maxime Combes (économiste, animateur de l’UCJS) et Sophie Chapelle (journaliste spécialisée sur les
    questions d’agriculture, de climat et d’habitat à Bastamag) viendront témoigner d’expériences concrètes et particulièrement originales d’agriculture urbaine, d’usines reconverties en fermes
    écologiques, d’éco-villages, de villes en transition… qu’ils ont étudié tout au long de l’année 2010 en Amérique du Nord et du Sud dans le cadre du projet Echo des Alternatives (<a href=
    "http://www.alter-echos.org/">www.alter-echos.org</a>). Lors de la conférence «Et pourtant, ça existe&nbsp;!» du Samedi 30 avril à 10h30 à l’IUT Château-Neuf de Bayonne ils s’appuieront sur de
    petits reportages vidéo réalisés durant leur projet américain.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Voici leurs réponses aux questions d’Alda&nbsp;!</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>D’où est venu le projet Echo des alternatives&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le projet Echo des alternatives (<a href="http://www.alter-echos.org/">www.alter-echos.org</a>) est né de la rencontre de deux problématiques politiques
    et d'un projet personnel. Sophie, journaliste indépendante spécialisée dans l'environnement, et moi-même, militant engagé dans le mouvement altermondialiste depuis une dizaine d'années, avons
    construit et financé un projet de presque 7 mois en Amérique du Nord et du Sud, à la rencontre de ce que nous avons appelé les «&nbsp;<em>alternatives concrètes et citoyennes</em>&nbsp;» face aux
    défis environnementaux et climatiques. Pourquoi ce sujet ? Il ne faut pas suivre le processus de négociations internationales sur le changement climatique depuis très longtemps pour se rendre
    compte qu'il est illusoire (et dangereux ?) de s'en remettre exclusivement à l'ONU, aux chefs d'Etat et aux diverses actions de lobbying pour obtenir des décisions à la hauteur des enjeux. Enjeux
    qui sont à la fois climatiques et environnementaux, mais également sociaux et démocratiques. Raison pour laquelle nous avons toujours insisté sur l'importance des initiatives locales ou
    régionales, AMAP, alternatives agricoles ou même schémas de transition énergétique portés par des collectifs citoyens. C'est ici que l'on heurte une deuxième problématique, qui nous semble au
    coeur de la discussion du forum «&nbsp;<em>Le capitalisme : par où la sortie ?</em>&nbsp;». A savoir quelle place doit-on donner aux expérimentations citoyennes, forcément partielles et
    imparfaites, dans un processus d'émancipation et de transformation profonde de nos sociétés. Cette problématique n'est pas nouvelle. Elle a toujours divisé le mouvement ouvrier entre ceux qui
    pensent pouvoir changer le monde en changeant le système et ses structures, et ceux qui mettent en avant la nécessité de commencer par changer ses propres pratiques, son quartier, sa communauté.
    Nous pensons que cette dichotomie est largement obsolète. Néanmoins, nous pensons que toutes celles et ceux qui essaient de construire cet autre monde à partir d'initiatives partielles et
    contradictoires donnent à voir une ligne d'horizon émancipatrice. En ouvrant une ou des voies à suivre, ils contribuent à desserrer l'étau capitaliste néolibéral qui étreint nos sociétés. La
    question qui est donc posée aux mouvements sociaux, notamment en France et en Europe, est de savoir s'ils sauront s'appuyer sur ces porteurs d'alternatives concrètes pour inverser les rapports de
    force et substituer de la démocratie, de la sobriété et de la solidarité aux rapports de force capitalistes dominants actuels. Si nous n'avons jamais fait abstraction des rapports de force
    politiques, économiques, géopolitiques et des conflits structurant des pays que nous avons traversés, nous avons essayé de contribuer à ces débats en dressant les portraits d'une infime partie de
    ces alternatives concrètes, certaines d'entre elles étant clairement tournées vers les défis climatiques et environnementaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Pouvez-vous nous présenter deux alternatives&nbsp; qui vous ont marqués et qui s'adapteraient à un milieu urbain et rural au Pays Basque
    ?</strong></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La grande majorité des expériences que nous avons rencontrées nous ont marqué. A chaque fois, elles puisent leur force dans l'histoire des résistances
    locales. Elles utilisent des savoirs propres aux communautés ou aux collectifs citoyens qui les portent. Et elles répondent à des défis particuliers auxquels ces communautés ou collectifs
    citoyens sont confrontés, notamment la survie de leurs conditions d'existence. Du coup, il est assez difficile d'extraire deux exemples et surtout de vous les présenter comme deux recettes à
    reproduire. Ce que ces expériences ne sont pas. En même temps, cela ne veut pas dire que ces alternatives n'ont rien à nous montrer et à nous enseigner. Chacune de ces alternatives porte une part
    d'universel. Mais un universel respectueux du local, des êtres humains, de l'environnement et des cultures. Un universel non dogmatique fait de solidarité, de partage, de sobriété, de démocratie
    qui engage à prendre en main collectivement son avenir. Si nous ne devions donc en retenir que deux, nous penserions aux expériences d'agriculture urbaine à Détroit (Michigan), aujourd'hui assez
    célèbres, et Milwaukee (Wisconsin). A Milwaukee, c'est tout simplement une usine abandonnée qui a été récupérée et transformée en ferme écologique fournissant des habitant-e-s, restaurants et
    coopératives de distribution en produits frais à . Sur le versant rural, impossible de ne pas évoquer l'incroyable résistance et résilience développées par les habitants d'Intag, en Equateur,
    s'opposant à un effroyable projet de mine de cuivre à ciel ouvert qui détruirait une bonne part de la forêt humide qui les abrite. Dans cette lutte sans merci – ils ont repoussé et désarmé des
    paramilitaires engagés par une entreprise canadienne – ils ont su développer tout un tas d'activités économiques, socialement utiles et respectueuses de l'environnement, pour leur permettre de
    vivre de leurs territoires, sur leur territoire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Que faire pour que ces expériences ne soient pas considérées comme l'exception mais la règle et le modèle à suivre ?</strong></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 14.15pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La question est très complexe. C'est toute une culture de la transformation et de l'émancipation qui est à reconstruire en ce 21ème siècle. Cela prendra
    des années. Prôner la généralisation et la diffusion de ces initiatives, si possible avec le soutien des collectivités locales, ne doit pas nous empêcher de voir que nous n'avons pas forcément
    inventé le logiciel adéquat pour ne pas retomber dans les travers d'une économie sociale et solidaire bien souvent trop institutionnalisée et ayant perdu toute perspective de transformation
    globale. Nous en reparlerons donc lors du forum...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 14.15pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Quel est l'apport de l'outil vidéo pour le militantisme ?</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 14.15pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">La vidéo n'est qu'un outil. Nous souhaitions expérimenter la réalisation de reportages multimédias mêlant, sous un format accessible à tout internaute,
    écrit, vidéo et photos. Par la vidéo, nous souhaitions également rapprocher les personnes et initiatives que nous rencontrions de nos lecteurs. Donner à voir ce que nous pouvions voir nous-mêmes.
    A une condition, produire des vidéos de bonne qualité, que ce soit au niveau du contenu ou sur le plan technique. Cela nécessite beaucoup de temps et d'énergie, tant au moment de la prise de vue
    que lors du montage. Au final, si les vidéos sont moins regardées que les articles ne sont lus, nos vidéos ont été, d'après les retours que nous avons, plutôt appréciées et permettent, dans un
    format court, d'introduire des débats. Aujourd'hui, nous pensons que la vidéo est trop dépréciée dans les réseaux militants par ses sous ou sur-utilisations. Nous trouvons donc encourageant de
    voir que des sessions de formation vidéo pour les milieux militants commencent à se développer. On ne s'improvise pas vidéaste, même amateur.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Apr 2011 14:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">109d8f3785d1d959e1cc7fa5551ea44b</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-echo-des-alternatives-71723821-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Zéro déchet !]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-zero-dechet-71718972.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/221x300/0/48/57/45/2011/Imanol-Azpiroz.JPG" class="noAlign" alt="Imanol Azpiroz" height="300" width="221">
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Imanol Azpiroz,</strong> adjoint au maire d’Usurbil, chargé de l’environnement et de l’agriculture, promoteur du Zéro Déchet</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-size: 14pt; font-family: verdana,geneva;">La collecte séletive par le porte à porte</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Imanol Azpiroz s’est sensibilisé</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">à la notion des
    déchets via son propre métier de vétérinaire. Intéressé par</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">la gestion alternative des déchets</span> <span style=
    "font-family: verdana,geneva;">il s’est très vite engagé contre le projet d’installation d’un incinérateur</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">par la “Diputacion” de
    Gipuzkoa.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Remarquant que pour aller plus loin</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">dans le
    militantisme, il était important,</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">de travailler à partir des institutions</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">il se présente et est
    élu en 2007 adjoint au Maire d’Usurbil (commune de 6 000 habitants à 8 km de Donostia).</span></strong></span><br>
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Depuis mars 2009, la commune a mis</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">en place la
    collecte sélective des déchets</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">par le porte à porte. </span></strong></span><br>
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Voici l’interview d’Alda! en vue de la</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">participation
    d’Imanol au Forum “Capitalisme : c’est par où la</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">sortie ?”</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">sur le thème "Agir concrètement pour
    sortir</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">du capitalisme"&nbsp; le samedi 30 avril.</span></strong></span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Noiz, non eta zertako hasi da zaborraren inguruko gogoeta?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">2007ko udal hauteskundeak egin eta udal gobernu berria osatu zenean, mahai gainean zuen honek hiri hondakinen inguruko arazoa. Hori gutxi balitz,
    Usurbilgo herri kaskotik kilometro batera Gipuzkoako Foru Aldundiak ezarri nahi duen erraustegiak, ezinbestean, gaiari heltzeko premia azkartu zuen. Horrela, ordura arteko hiri hondakinak
    biltzeko sistemen alternatibak bilatzen saiatu ginen. Birziklatze eta ber-erabilpenean datu hobeak lortzen zituen ereduak nahi genituen eta helburu horrekin Herrialde Katalanetara bidaia egin
    genuen han hondakinak biltzeko erabiltzen zuten Atez Ateko Bilketa sistema ezagutzeko. Han birziklatze tasak %80ra handitzen zirela eta erraustegi eta zabortegi toxikorik ez zela behar ikusi
    genuen. Eredu interesgarria iruditu zitzaigun Usurbilerako eta hura ezar-tzeko moduetan pentsatu genuen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Nor eta nola mobilizatu da ?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Hura Usurbilen nola txertatu genezakeen pentsatzea izan zen hurrengo pausoa. Udalak proposamena esku artean izan arren, hau herritarrekin eraman behar
    zuen aurrera eta horretarako parte har-tze prozesu bat abiarazi zen. 2008ko udazkenean 20 bilera egin genituen auzo eta sektore ezberdinetako jendearekin. Guztira 2000 lagun azaldu ziren
    bileretara. Haiei arazoaren muina azaldu zitzaien eta proposamen bat zehazten bidelagun izan genituen. Azkenean, herritarra kon-tsultarako bakarrik ez, konponbiderako tresna zen, aurrerantzean
    egunero-egunero nahasi gabe sailkatu beharko zituelako hondakinak. Herritar guztiak informatu nahi eta behar genituen, 2009ko martxoaren 16tik etxe guztietan hondakinak sailkatu beharko
    baitzituzten.</span><br>
    <br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Jendartean, zuen proiektuaren errotzeko eta onarpena lortzeko zer berritasun edo medio erabili duzue?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Prozesu&nbsp; honetan guztian gure teknologiarik indartsuena jendea dela esan izan dugu. Guk argi dugu, XXI. mendeko erraustegiak baino eraginkorragoa
    dela proiektu batean sinesten duen jendea, eta prozesu honetako gure aktibo garrantzitsuena izan da, zalantzarik gabe. Jendea informatzen eta sentsibilizatzen jarri ditugu gure ahalegin guztiak:
    horretarako eskura genituen tresna oro baliatu dugu. Parte-hartze prozesuan, aipatu bezala, bilerak egin genituen auzoka eta sektoreka; informazioarekin triptikoak banatu genituen etxeetara;
    sistema berrira moldatzeko informazio afixak ezarri ditugu; herriko aldizkarian zalantzak argitzeko galde-erantzunen atalak zabaldu ditugu; herriko bilketaren datuak gizarteratu ditugu eta
    informazio praktiko guztia jasoko duen web orri bat ere egin dugu. Hori gutxi balitz, bilketa hasi eta urtebetera herri galdeketa bat egin genuen usurbildarrek, behin Atez Ateko sistema
    ezagututa, hondakinak nola kudeatu nahi zituzten jakiteko. Aipatu bezala, gure motorrerik nagusiena jendea denez, eta hauek egunero egunero arduraz jokatu dutenez, modu gardenean saiatu gara hau
    eramaten. Bide horretan, noski, ez dugu inolako azpiegiturarik alboratu eta herritarrengana heltzeko bitarteko guztiak ontzat eman ditugu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Nola egin duzue Usurbilgo Itunaren lortzeko sindikatu, alderdi politiko eta abar ezberdinen artean elkarlana lortzeko eta
    antolatzeko?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Usurbilek hiri hondakinen kudeaketan emandako urratsa, usurbildarrek ez ezik, gipuzkoarrek eta ingurumen eta osasunarekin kezkatutako gainerako Euskal
    Herritarrek arretaz jarraitu zuten. Bilketa hasi eta hurrengo hilabetetan, unibertsitate, udal, alderdi politiko, sindikatu eta mugimendu ekologistako kideekin egindako bisitetan, beren begiz
    ikusi ahal izan zuten hainbat eragilek zertan zen Atez Ateko Bilketa Usurbilen. Eurek ere bazekiten jakin usurbildarrei ez ezik, erraustegi toxikorik gabeko beste hiri hondakinen kudeaketa baten
    ardura gainerako talde eta herritarrei ere bazegokiela. Hori jakinik, naturala izan zen osasunaren eta ingurumenaren aldeko konpromisoa agertzea alderdi, sindikatu eta eragile sozialek, eta
    ondorioz, hauek Usurbilgo Itunarekin bat egitea. Haiekin Usurbilgo esperien-tzia beste arlo askotara zabaltzea lortu dugu, eta 2010eko ekainean manifesteazio jende-tsu bat egin genuen Donostian
    honek deituta. Aurrerantzean ere urrats berriak egiteko prestutasuna agertu dute sinatzaileek eta sinatzaile posible berriei ere zabaldu diegu, Itunarekin bat egiteko aukera.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Entzun dugu "Usurbil atez ate"... bilakatu dela "Osasuna atez, ate" eta komunikazio mailan kanpaina horrek sekulako indarra irabazi duela:
    balore positiboak zuen alternatibari eskainiz eta "osasunaren kontrakoak" erraustegiari!&nbsp; Zer eta nola landu duzue "komunikazio" lan hori?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Guk argi izan dugu, hiri hondakinen gaiari heltzeko arrazoirik nagusienak osasuna eta ingurumena izan direla. Osasuna eta ingurumenarekiko gure kezka
    dago Usurbilen eman ditugun urrats guztietan. Herritarren osasunak eta Usurbilgo ingurumenak kezkatzen gaitu. Lehen aipatu dudan bezala, eraldaketa honen subjektu nagusia herritarra izan da:
    haren osasunak arduratzen gaitu, baina konponbiderako gako bezala bera ikusten dugu; Herritarren arduran sinesten dugu eta herritarra konponbiderako agente izatea nahi genuen. Paradigma aldaketa
    bat zegoen komunikatiboki hor, beraz: teknologia toxikoak vs pertsona; herritar arduratsua vs herritar axolagabea; interes ekonomikoak vs ingurumena eta osasuna.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Jendarte aldaketarako zein dira</span> <span style="font-family: verdana,geneva;">zuen esperientziatik ateratzen dituzuen egiteko molde eta
    tresna erakargarrienak?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Jendearengan konfidantza izatea da Usurbilgo esperientziaz atera dugun ikasgai nagusiena. Hiri hondakinen sistema aldatzearekin ez dugu bilketa modua
    soilik aldatu, herritar arduratsuak sortzeko pausoak ere eman ditugu. Herritarrak, bere aldetik, informazioa emanez gero ondo erantzuten duela ikusi dugu. Gure datuak ezingo lirateke bestela
    lortu, haien eguneroko inplikazio eta ardurarik gabe. Herritarra ondoan izateko apustua egin dugu eta herritarra zoriondu besterik ez zaigu geratzen, honen erantzuna zoragarria izan delako.
    Jendartearen aldaketa jendearen baitan hasten da eta ez, hainbeste, sistema baten aldaketan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Aholkurik ber eztabaidan murgilduko diren beste herritarrentzat? Nun informazioa bildu zaborraren inguruan? Nola antolatu?</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Lehendabizi, herritarrei, informatzeko eskatuko nieke, eta aldiberean, erakundeei, gardenagoak izateko hiri hondakinak dituen kostu ekonomiko eta
    sozialak azaltzerakoan. Hiri hondakinena da XXI. mendeko jendarteak estuen hartu beharko duen erronketako bat, arazoa lehertzen hasia baita eta administrazioek teknologia kutsagarri eta toxikoen
    apustua egin dutela baitirudi. Informazioa lortzeko, oso baliagarriak dira tokian tokiko talde ekologistak (gure inguruetan indar berezia dute Eguzki, Ekologistak Martxan eta Greenpeacek). Azken
    honek, erraustegiek ingurumen eta osasunean sortzen dituzten kalteekin dossier ezberdinak kaleratu ditu. Erraustegiak Hego Euskal Herrian suposatu duena jakiteko, biziki interesgarria da baita
    ere, Mikel Peruarena kazetariak zabaldutako bloga (erraustu.wordpress.com). Atez Atekoaren berri izan nahi duenak, Usurbil, Hernani eta Oiartzunen zabaldutako orriak kontsultatu ditzake edo,
    zergatik ez, gure herrira ere etor daiteke bisitan. Besoak zabalik&nbsp; hartuko dugu.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Atez ateko hedapenak zabaltzeko berriz, Usurbil, Hernani eta Oiartzungo udalen artean, Garbitania SM sortu dute. Enpresa publiko horren helburua, kideei
    zerbitzua eskaintzeaz gain, atez ateko bilketa zabal-tzeko proiektuak, hitzaldiak, ikastaroak eta abar luze bat ematea litzateke. Garbitaniak zerbitzu integrala eskaintzen du; Atez ateko
    proiektuak egitea (bideragarritasun eta hedapenerako proiektuak), komunikazioa, informatzaile zerbitzua eskaini edo formakuntza,&nbsp; eta nahi izanez gero, bilketa bera egiteraino. Hiru udalek
    sortu arren, zabal-tzen joatea litzateke&nbsp; gure helburua eta erakundeek modurik eraginkorrean, zuzen-zuzenean, kudeatzea hiri hondakinak.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Apr 2011 09:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">46bcc7e3ca0bd4f8339dd3ad6981991f</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-zero-dechet-71718972-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Zero Waste edo Zero Zabor!]]></title>
        <link>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-zero-waste-edo-zero-zabor-86341581.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/70x100/0/48/57/45/2011/Eric.JPG" class="noAlign" alt="Eric.JPG" height="100" width="70">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Erik, Zubidon eta Gipuzkoa Zero Zabor-eko kidea</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Le Forum “Capitalisme : c’est par où la sortie ?” se déroulera dans différentes villes d’Iparralde
    (Hendaye, Bayonne, Hasparren, Espelette, Mauléon) où auront lieu des conférences, des débats et des projections entre le 15 et 30 avril. </span></strong></span><br>
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Dans la rubrique&nbsp; "Agir concrètement pour sortir&nbsp; du capitalisme"&nbsp; le samedi 30 avril
    dans l’après-midi, à l’IUT de Bayonne,&nbsp; “On s’y met, ici et maintenant” montrera des expériences menées sur le terrain dont l’une portera sur le Zero Waste / Zéro Déchet / Zero Zabor au Pays
    Basque Sud en Gipuzkoa. </span></strong></span><br>
    <span style="background-color: #888888;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Erik, militant de Zubidon et de Zero Zabor Gipuzkoa nous présente ici via quelles campagnes
    originales&nbsp; se fait la sensibilisation de la population sur le Zero Zabor. </span></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">“ZUBIDON Zubieta eta Donostiaren akronimoa, “Donostia zero zabor’’ taldearen marka urbanoa da.&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Gaztelera ematen du “subidon’’, gorakada, baina euskara da. Izena eta kolore korporatibotik hasita&nbsp; (arrosa), moldeak hausteko jaioa da talde hau.
    Donostiako talde hau Gipuzkoa Zero Zabor plataformarekin batera sortu zen 2010ko uda baino lehen&nbsp; Usurbilen. Ez da kasaualitate hutsa, plataformaren eraketa eta herrietan&nbsp; ari diren
    taldeen sorrera.&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">2002tik&nbsp; Lurraldean inposatu nahi izan den errausketa plantaren proiektua kokagune desberdinak ezagutu ditu: Urnieta, Igeldo (Donostia), Irun eta
    orain Zubietan (Donostia) Gipuzkoako Foru Aldundiak kokaleku “erosoa’’ aurkitu du. Hirigunetik urrun eta biztanle gutxiko auzoa.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Orain arte eraiki nahi izan duten herrietan antolakuntza eta mobilizazioak ekarri ditu, baina proiektua&nbsp; lekuz aldatzerakoan, aldarrikapenak&nbsp;
    desaktibatu eta beste leku berri batzuetan berpiztu dira gutxiengoaren ahultasuna aurkitu arte.&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Zubietako inguruko udalek erraustegiaren arriskuaz eta inkoherentziaz ohartu ziren, bereiziki Usurbilko udalak alternatibak martxan ipini zituela 2009an
    atez ateko zabor bilketarekin.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Erraustegiaren munstroa gosez hil</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Sistema selektiboa eta epe motzean hondakinen %80a baino gehiago bertziklatzea lortzen duena, Hernani, Oiartzun eta An-tzuolan zabaltzea lortu da Zero
    Zabor helburu batekin, erraustegiaren munstroari aurre egiteko eta gosez hil dadila.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">ZERO WASTE (Zero Zabor) filosofia honek, politika publikoen bitartez, zabortegi eta errauste planten desagertze progresiboa bilatzen du. Helburu
    unibertsalista honek edozein lekutan finkatu eta zabaldu daitekeen moldea da. Soilik bidea marraztu behar genuen, helburu handi hau lortzeko. Hasieratik oso garbi geneukan bai Donostia eta
    Gipuzkoa mailan ekintza fresko, gazte eta alaitsuak behar genituela aktibismo klasikoarekin hautsiz eta norabide zehatzik ezagutu gabe.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Aurpegia emateak eta irudimenari helduz, Zubidonetik eta GZZtik&nbsp; ekimen koloretsuak eta humore kutsuarekin antolatzen ditugu, esanguratsuenak;
    Erreala lehenengo mailara igo behar zela jakina zen egunean antolaturiko jaialdian sartu eta Anoeta futbol zelaia parean, erraustegi itsura zuen porteria eraiki genuen Burms jauna (The Simpson
    serietakoa) atezain moduan zegoelarik, jendea gonbidatzen genuen “erraustegiari gola sartzera” hori dena futbolariz jantzita geundelarik; gazteak, haurrak edo&nbsp; adinekoak animatuz. Hori bai,
    den dena grabaturik, jarraian interneten zabaltzeko.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Artibismoa</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Gaur egungo aktibismoa edo guk dei-tzen diogun moduan: artibismoa, artea eta aktibismoaren elkarketa. Hau da, gizarte moldeen aldaketa&nbsp;
    sentimenduen manipulazioaren bitartez edozein baliabide artistiko erabilita: dantza, antzerkia, muralak, humorea,… beti, komunikazio eta informazio teknologikoen baliabideez oinarriturik egon
    behar du.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Facebook, youtube, wordpress, Iphone,… gure lagun hoberenak dira, gardentasuna eta jendearekin gertutasuna edukitzea laguntzen digu .</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Egia eta irribarrea aurretik daramagula, gure ekimenen detaile txikienaz ere informatzen saiatzen gara.&nbsp; Jendearekin konektatu behar da, ez soilik
    modu fisikoan; mezuak, esku orriak, sare sozialak,…&nbsp; plano psikologikoaren ere: gustuak, formak, estiloa,… naturaltasunez jokatuz sentimendua transmititzen lortzen da, koneksioa.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Lehenengo fase batetan %80a baino gehiago bertziklagarria dela Udalek frogatu dute.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Oraingoan bigarrengo fase baten barnean gaude, alternatibak egingarriak direla jakinda eta frogaturik, jendea aktibatzea da GZZren helburu nagusia,
    eztabaida sortuz. Horretarako martxoak 20ean 3.000 lagun elkartu ditugu Zubietako frontoian FLASH MOB bat eginez, hau da, dantza erraldoi bat MORATORIA eskatuz koreografia zehatz batekin, alturan
    ikusteko aproposa, Lady GaGaren “bad romance” kanta moldaturik.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Helburua jendea elkartzea eta ondo pasatzea da. Ekimen sinboliko baten bitartez. Herrriaren koordinazioa irudikatuz, data sinboliko batetan: Usurbilen
    atez atekoaren 2.urte urrenean. Eta leku sinboliko batetan: errauste plantaren proiektuaren kokalekuan.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Momentu honetan Gipuzkoako oligarkia, komunikabide eta alderdi politiko garran-tzitsuenak gure aurka ditugu.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Honen aurrean Gipuzkoa zero zabor eta osatzen duten taldeak aurrera jarraitzen dugu talde gehiago eratuz herri gehiagotan ZERO WASTE deritzaion kultura
    sustatu nahi dugu, erraustegiaren afera honi sustraietatik heltzen diona, kontsumo produktuen prozesua, hasieratik amaieraraino, lege ezberdinez artikulatuaz.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Halabaina, oraindik kolektibo lokala baino ez garenez eta, bestalde, udaletxeak izaki zabor kudeaketaren konpetentziaren eskudun nagusiak, GZZ
    kolektiboa baliagarriak ez diren hondakinen murrizketa ahal bezain beste indartzen ahaleginduko da batik bat, birziklapena sustatu eta produktuaren ahal bezainbesteko berrerabilpenean
    sakonduaz.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Geure xedea, bestalde, hiritargoaren baitan eztabaida piztu eta bultzatzea da, ondorengoak bezalako galderei erantzun bat eman ahal izateko: zein
    ondorio izango ditu erraustegiak, zenbateko galera ekonomikoa ekarriko dio donostiar bakoi-tzari, nola eragingo die instalazioetan bertan lanean jardungo duten langileei, nola gainerako
    herritarrei.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Ez gara hutsetik hasten ari</span></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Egun, SDDP sistema darabilten alternatiba ugari daude. Sistema hau latorrizko edota plastikozko potoengatik errenta bat ordaintzean datza, eta ongi
    funtzionatzen duela ari gara ikusten. Alokairu-moduko honek dirua berreskuratzea ahalbidetzen dio herritarrari, baldin eta ontziak itzul-tzen baditu.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Hondakinen %98ko berrerabilpen arrakastatsua lor daiteke halaz.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Geure sen ona mintzo zaigun bitartean, geure balioekin koherente garen bitartean… adi gaitzaten hasi behar dugu lanean, geure hondakinen kudeaketa
    osasuntsu bat posible eginaz.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Apr 2011 10:54:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7045dcaaf581eda65bcdb426aec77468</guid>
                <category>Ecologie&amp;Social - Soziala&amp;Ekologia</category>        <comments>http://www.mrafundazioa-alda.org/article-zero-waste-edo-zero-zabor-86341581-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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